Pro Natura Valais lance une nouvelle salve contre Gondosolar
Les défenseurs de l’environnement ne sont toujours pas d’accord avec les projets de centrales photovoltaïques en altitude, malgré les efforts des promoteurs pour en réduire l’impact paysager. Pro Natura a déposé un nouveau recours contre Gondosolar, qui veut installer plus de 2200 arbres solaires au-dessus de Gondo (VS).

Crédit image: Gondosolar
Les arbres solaires d’Alpiq permettent de limiter l’emprise au sol des installations photovoltaïques.
La cohabitation entre panneaux solaires et milieux d’altitude n’est toujours pas réglée en Valais. Plusieurs sites sont pressentis pour accueillir des centrales géantes dans un milieu alpin préservé, et les défenseurs de l’environnement ne voient pas cela d’un très bon œil. La section valaisanne de Pro Natura et l’association Mountain Wilderness s’en prennent surtout au projet Gondosolar, qui veut installer une production photovoltaïque géante sur le versant sud du Simplon. Elles viennent de déposer un nouveau recours contre ce projet élaboré par le groupe Alpiq.
Les procédures
accélérées ont échoué
Le canton du Valais avait voulu régler l’implantation de ce genre de centrale
le plus rapidement possible en simplifiant les procédures d’autorisation de
construire. Mal lui en a pris, puisque le corps électoral valaisan rejetait une
nouvelle loi l’an dernier. Force est, pour les promoteurs de ce genre d’installations,
de passer par les démarches ordinaires d’obtention d’un permis. Ce qui contraste
avec la volonté de la Confédération d’accélérer le développement de l’éolien et
du solaire, pour prévenir les risques de pénurie hivernale.
Le bifacial
pour plus de soleil
Gondosolar a aussi évolué. Alpiq est passé d’un projet de champ de panneaux
solaires classiques à une proposition de pose de 2205 arbres bifaciaux de seize
panneaux chacun. Cela réduit l’emprise au sol et sur le paysage. Cela permet aux
installations de bénéficier d’une durée d’ensoleillement plus longue. Une installation
test a été construite sur place au mois de décembre dernier pour faire des mesures
supplémentaires.
Etudes
environnementales exigées
Pro Natura Valais n’est pas d’accord. Le projet Gondosolar souffre selon l’association
de lacunes rédhibitoires, notamment en matière de préservation de l’environnement
et du paysage. Selon ses opposants, le projet menace un alpage préservé. Ceux-ci
veulent que l’impact sur l’environnement soit réellement étudié avant que le
canton du Valais n’octroie le permis de construire.
Le projet de Gondosolar est le plus avancé en Valais. Alpiq espère toujours obtenir son permis de construire cette année, après en avoir fait formellement la demande à la fin décembre 2023. La centrale doit pouvoir produire à terme plus de 22 GWh par an.