L’Université de Lausanne passera du gaz et du mazout aux pompes à chaleur
Le canton de Vaud veut abandonner le gaz et le mazout pour chauffer le campus universitaire de Dorigny. Il projette de construire une nouvelle centrale équipée de pompes à chaleur utilisant l’eau du Léman. Le Grand Conseil est invité à consacrer 55 millions à ce projet.

Crédit image: Alain Herzog, Unil
A terme, ce seront 26 bâtiments du campus universitaire de Dorigny qui seront chauffés avec l’eau du lac.
C’est dans l’air du temps. La proximité de l’EPFL invite le campus de l’Université de Lausanne-Dorigny à entamer sa transition énergétique. Le Grand Conseil vaudois est ainsi invité à débloquer plus de 55 millions pour la construction d’une nouvelle centrale de chauffe équipée de pompes à chaleur utilisant l’eau du Léman toute proche.
Le procédé n’est pas nouveau. L’EPFL y a déjà eu recours dans la construction d’une nouvelle centrale photovoltaïque. Mais l’Université de Lausanne entend aussi franchir le pas de l’abandon du gaz et du mazout pour se chauffer.
Le campus s’agrandit
Les deux chaufferies actuelles sont presque en fin de course. Elles représentent
85% des émissions des gaz à effet de serre du campus universitaire. Les installations
doivent être donc remplacées à l’horizon 2025. De plus, Dorigny n’en finit plus
de croître. L’Unithèque s’agrandit et plusieurs nouveaux bâtiments sont
planifiés à court terme.

Crédit image: Alain Herzog/EPFL
La centrale solaire de l’EPFL a ouvert les feux d’un projet de refonte totale du système de chauffage des campus lausannois.
La nouvelle centrale de chauffe sera équipée de trois pompes à chaleur, chacune d‘une puissance de 5 MW. Soit une capacité de chauffer l’équivalent de 1500 maisons individuelles. Le projet prévoit en outre l’installation d’une quatrième pompe. Il prévoit la poursuite de l’exploitation du réseau de distribution d’eau aménagé sur le campus dans les années 1970. Le pompage de l’eau du lac sera assuré en commun avec l’EPFL. Le bâtiment qui accueillera cette nouvelle centrale sera principalement enterré.
Le canton de Vaud entend par ce projet abandonner
progressivement les énergies fossiles pour chauffer ses bâtiments publics. Le
recours à l’eau du lac lui sert de tremplin vers cette transition énergétique,
indique-t-il dans un communiqué.