Le parc genevois Baud-Bovy doit être revitalisé
Dans le cadre de son engagement en faveur d’un tissu urbain durable et agréable à vivre, la Ville de Genève mène un ambitieux projet de revitalisation pour l’un de ses parcs les plus récents. Le projet implique plusieurs partenaires.

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La Cité de Calvin se soucie en particulier de la préservation du patrimoine arboré.
Situé à proximité directe de l’Arve, d’Uni Mail et du quartier de Plainpalais à Genève, le parc Baud-Bovy peut devenir un véritable poumon vert au centre-ville Inauguré en l’an 2000 et imaginé comme un espace très architecturé, l’aménagement actuel propose un parc urbain ouvert composé de comprenait plus de 300 charmes disposés en damier. Mais cet espace est en danger. C’est pourquoi il faut le revitaliser.
Des jeux pour enfants, un terrain multisports et la proximité des immeubles de logement et d’Uni Mail en font un lieu de vie important pour le quartier. Néanmoins, les arbres souffrent de mauvaises conditions de plantation, conduisant notamment aujourd’hui à la sécheresse. Tandis qu’une série d’entre eux a déjà dû être abattue par le passé, d’autres sont aujourd’hui morts ou dépérissent.
Plus de
biodiversité
Dès lors, le Service genevois des espaces verts (SEVE) propose une
transformation. Les travaux projetés visent à renforcer la biodiversité,
améliorer le confort des usagers, tout en adaptant le lieu et ses plantations
aux défis climatiques actuels. Le projet prévoit un renouvellement raisonné du
couvert végétal avec une proposition compatible avec les conditions climatiques
d’un parc urbain du XXIe siècle et des aménagements en faveur de la faune et la
flore locales.
Accent sur la
végétalisation
Pour créer un écosystème plus riche et fonctionnel, plusieurs mesures seront
mises en place. Des bosquets densément végétalisés d’arbres, d’arbustes et de
plantes basses apporteront fraîcheur et couvert aux promeneurs ainsi que des
refuges pour la faune, indispensable aux écosystèmes.
Une oasis
durable
Les zones de prairie et de sous-bois permettront à la végétation de mieux
résister aux épisodes de sècheresse. Un biotope sera réalisé, composé d’un plan
d’eau dont le niveau fluctuera au gré de la pluviométrie. Insectes et oiseaux
pourront s’y épanouir mais il ne sera pas adapté aux grenouilles rieuses, dont
le croassement pourrait déranger le voisinage, ni aux moustiques-tigres, qui se
reproduisent principalement dans l’eau stagnante. Cette zone humide jouera un
rôle essentiel pour rafraîchir les lieux et y préserver la vie aquatique, sans
danger pour les enfants. Le potager et le jardin de la crèche existants seront
intégrés au nouvel agencement et l’accès à l’eau repensé.
Des espaces de vie diversifiés et à proximité des plantations sont prévus, ainsi qu’une augmentation du nombre de bancs. L’ombrage sera accru grâce à la densité de plantations en bosquet et aux arbres isolés à grand développement.
Une réalisation
rapide
Une phase de consultation a démarré le mois dernier avec une séance
d’information aux structures voisines (Université, résidence pour seniors
Ernest Ansermet, association de parents d’élèves, Maison de quartier,
Association des Habitants de la Jonction, ...). Cette consultation a permis
d’écarter certaines propositions, d’en confirmer d’autres et d’entendre les idées
émises. Une seconde séance aura lieu avec le voisinage en juin ou septembre. Une
demande d’autorisation de construire et une demande de crédit seront ensuite
déposées afin de pouvoir démarrer les travaux fin 2026.