Château-d’Oex prend le parti de reconstruire son hôpital
Construit en 1979, l’établissement de soins ne répond plus aux normes de sécurité et d’isolation en vigueur. La Fondation du Pôle Santé de la région et ses communes membres s’associent pour le reconstruire et moderniser ses missions, axées sur la proximité.

Crédit image: Le Noir & Asociados
Le nouvel hôpital veut une prise en charge des urgences rapide tout en menant des missions en faveur des soins gériatriques et destinés aux plus jeunes.
Région quelque peu excentrée du reste du canton de Vaud, le pays d’En-Haut doit songer à se doter d’un pôle santé de proximité. C’est pour cette raison que les autorités hospitalières de la région planifient la construction d’un nouvel établissement de soins. La commune de Château-d’Oex a ainsi donné du rythme à ce projet, en décidant en février d’octroyer une participation financière. Les autres communes concernées, à savoir Rossinière et Rougemont, suivent le mouvement.
Répondre aux attentes
Il ne sera
jamais question de doter la région d’un hôpital complet. Les responsables du
pôle santé veulent répondre aux attentes de la population concernant une prise
en charge rapide et un traitement hospitalier de qualité et de base, notamment
en ce qui concerne la gériatrie et les jeunes de moins de 25 ans. Le nouveau bâtiment
transformera ainsi les missions sanitaires de la région. Sans investissements excessifs
dans les équipements prévus.
Des soins intégrés
Construit en
1979, l’hôpital actuel de Château-d’Oex ne répond plus aux normes en vigueur.- Notamment
en matière d’isolation et de sécurité feu. Il est en sursis jusqu’en 2028. Il
faut donc le reconstruire, indique la Fondation du Pôle santé du Pays d’En Haut.
Le nouvel établissement sera doté d’un
service d’urgences, d’une policlinique, de cabinets de médecine généraliste et
spécialisée, ainsi que de services de consultation ambulatoire, avec
laboratoire et dispositif de radiologie. Une hélistation permettra d’acheminer
les patients les plus atteints vers des centres de prise en charge complète. Le
bâtiment comptera un bloc opératoire, notamment pur de petites interventions,
et une quinzaine de lits pour la gériatrie.
Une restructuration délicate
Le coût du
projet est estimé à 25 millions de francs. Il vise à créer un établissement de
soins intégrés. Les responsables de la fondation espèrent donner un nouveau dynamisme
à leur institution, ébranlée ces dernières années par les soucis de sa
restructuration.