Les Verts vaudois volent au secours des défenseurs de la colline du Mormont
Les Verts vaudois entrent dans le combat pour sauver la
colline du Mormont, près d’Eclépens. Ils demandent par motion au Conseil d’Etat
de protéger le site des appétits du cimentier Holcim. Parallèlement, la gauche vaudoise ne veut pas d'une expulsion.

La colline du Mormont surmontant la cimenterie est toujours occupée illégalement par un collectif écologiste déterminé à rester.
Les Verts vaudois donnent un coup de pouce aux occupants de la « zone à défendre » du Mormont, à Eclépens, par le biais d’une motion. Sensibles à la beauté et au patrimoine naturel du site, ils entendent ainsi le protéger contre les appétits du cimentier Holcim, qui entend l’exploiter.
Les députés verts vont donc déposer une motion devant le Grand Conseil, promet le parti dans un communiqué. Ce dernier indique que l’équilibre entre les besoins économiques de Holcim et la sauvegarde de l’environnement a été rompu depuis très longtemps.
Le plan directeur vaudois des carrières prévoit l’extension dès 2022 de l’activité du cimentier sur le plateau agricole de la Birette. Ce projet fait déjà l’objet d’un recours encore pendant auprès du Tribunal fédéral. Les Verts vaudois soulignent dans leur texte que le site fait l’objet de mesures de protection qu’il faudrait abroger pour y permettre l’extraction de béton.
Protection demandée
Les Verts sont de toute manière opposés au béton. Ils veulent protéger l’ensemble
de la colline du Mormont de toute activité industrielle. Ils demandent au
Conseil d’Etat de garantir un passage à faune suffisamment généreux sur le
plateau, quelle que pourra être la décision du Tribunal fédéral sur le recours
déposé en 2015 déjà. Ils entendent aussi rétablir sur place un espace naturel
de qualité.
Les occupants illégaux du Mormont risquent toujours l’expulsion. Ils ont reçu l’appui de diverses personnalités, comme le prix Nobel Jacques Dubochet. Une centaine de députés vaudois, ancrés surtout à gauche, demandent au Conseil d'Etat de ne pas faire donner la maréchaussée pour l'instant. Holcim a déposé une plainte pénale contre eux et entrepris une action civile. Les autorités locales ont aussi demandé au canton d’intervenir pour faire évacuer le site. Pour l’instant sans succès. Le bras de fer continue.